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CICR : plus de 512 000 consultations soutenues dans le Goulmou, la Sirba et la Tapoa

Derrière les chiffres, il y a des patients soignés, des femmes accompagnées pour leur accouchement, des blessés pris en charge et des agents de santé renforcés dans leurs capacités. Ce mardi 25 août 2026, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a présenté à Fada N’Gourma le bilan de son appui au système de santé dans les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa.

La rencontre, organisée dans la salle de conférence du Conseil régional de l’Est, a réuni les autorités administratives et sanitaires ainsi que les différents acteurs impliqués dans les interventions soutenues par l’organisation humanitaire. Elle était présidée par le gouverneur de la région de l’Est, Ram Joseph Kafando, en présence du chef de la sous-délégation du CICR à Fada N’Gourma, Musubao Kivasuvwano.

Des soins au plus près des besoins

Dans des zones où les besoins sanitaires restent importants, notamment en raison des difficultés d’accès aux services essentiels, l’appui du CICR couvre plusieurs domaines : premiers secours et soins préhospitaliers, soins de santé primaires, santé communautaire, santé sexuelle et reproductive, santé mentale et soutien psychosocial.

L’intervention concerne également la santé en milieu carcéral ainsi que la réponse aux urgences sanitaires.

Ces actions sont menées dans les districts sanitaires de Fada N’Gourma, Gayeri, Pama, Diapaga et Bogandé, en coordination avec les autorités et les structures sanitaires.

Pour les populations, cet accompagnement ne se limite pas à la prise en charge des malades. Le CICR contribue également à améliorer les conditions dans lesquelles les soins sont dispensés, à travers la construction et la réhabilitation d’infrastructures sanitaires, la fourniture de médicaments et d’équipements médico-techniques, la prise en charge de certaines ordonnances et l’accompagnement d’enfants confrontés à la malnutrition.

512 459 consultations

Les données présentées lors de la rencontre donnent une idée de l’ampleur des besoins auxquels les structures sanitaires ont dû répondre. Au total, 512 459 consultations ont été réalisées dans le cadre des interventions soutenues par le CICR.

Derrière ce nombre, ce sont autant de personnes ayant pu accéder à une consultation et, dans certains cas, bénéficier d’un traitement ou d’une orientation vers des soins plus spécialisés.

À ces consultations s’ajoutent 10 360 accouchements assistés. Le bilan fait également état de 1 659 blessés par balle pris en charge, témoignant des réalités sanitaires auxquelles les populations et les professionnels de santé sont confrontés dans ces régions.

Renforcer ceux qui soignent

L’action humanitaire s’est également portée sur les capacités des acteurs de santé. Au total, 483 agents de santé et 241 agents communautaires ont bénéficié d’un accompagnement destiné à renforcer leurs compétences et leur capacité à répondre aux besoins des communautés.

Des vaccins contre la rougeole ont également été mis à disposition dans le cadre des actions de prévention et de protection des populations.

Pour le CICR, le renforcement du système de santé constitue un enjeu essentiel : il s’agit non seulement de répondre aux urgences, mais aussi de permettre aux structures et aux personnels de santé de continuer à assurer leurs missions auprès des communautés.

« Au nom des populations »

Au terme de la présentation du bilan, les autorités ont salué l’appui apporté aux structures sanitaires et aux populations.

Le gouverneur de la région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a exprimé sa reconnaissance au CICR pour son engagement auprès des communautés du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa.

« Au nom des populations du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, j’adresse mes sincères remerciements au CICR pour son engagement constant aux côtés des autorités et des communautés », a-t-il déclaré.

Le gouverneur a également associé à ces remerciements la Croix-Rouge burkinabè, les professionnels de santé ainsi que les différents partenaires techniques et humanitaires engagés dans la réponse.

Maintenir le dialogue pour mieux répondre

La rencontre de Fada N’Gourma n’a pas seulement servi à présenter des chiffres. Elle a également permis aux différents acteurs d’échanger sur les acquis, les difficultés rencontrées et les besoins encore présents sur le terrain.

Dans un contexte où l’accès aux soins demeure un défi pour une partie des populations, notamment les plus vulnérables, la coordination entre autorités, structures sanitaires et acteurs humanitaires apparaît comme un levier essentiel.

Les recommandations issues des échanges devraient ainsi contribuer à orienter les prochaines interventions.

Au-delà des 512 459 consultations, des milliers d’accouchements et des blessés pris en charge, le bilan présenté à Fada N’Gourma rappelle une réalité simple : dans les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, l’accès aux soins reste une question profondément humaine. Maintenir les services de santé, soutenir ceux qui les font fonctionner et rapprocher les soins des communautés constituent donc des enjeux essentiels pour préserver la dignité et la vie des populations.

Issa THIOMBIANO, Gulmu Info

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