Otapuanu: Notre plus grand regret est de nous battre contre nos propres frères.

La mission est accomplie. Ce jour 12 Avril 2019, dans une tente aménagée à cet effet dans les locaux de la 34ème RIA, le chef d’Etat Major des armés Moïse MINOUNGOU a reçu les hommes de médias pour présenter la situation actuelle de l’opération « otapuanu » en cours depuis le 07 Mars 2019.

L’opération « Otapuanu »est composée de trois phases selon les dires du général Moîse MINOUNGOU:

  1. La phase de reconnaissance offensive
  2. La phase de stabilité de la zone
  3. La phase de la consolidation

Débutée le 07 Mars 2019, les deux premières phases de cette opération sont à leur fin. Le CEMGA a donc profité de cet cadre pour échanger avec les hommes de médias et faire un bilan de l’opération en cours. De cette opération, on dénombre 07 soldats tombés et 09 blessés. Le CEMGA a tenu à rendre hommage à la mémoire des disparus et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Ce fut l’occasion pour lui de remercier toutes les personnes qui de prêt au de loin ont contribué à la réussite de cette mission. Cette opération avait pour mission principale « La restauration de l’autorité de l’Etat dans les régions de l’Est et du Centre-Est ».

En effet, l’opération « Otapuanu a eu le soutien du battaillon « BADENIA 6 » venu du Mali. Cette opération a permis de faire des ratissages dans toutes les régions citées et aux frontières avec l’aide des armées du Niger et du Bénin. Elle a permis à plus d’une centaine de personnes sur les 200 écoles fermées de ré-ouvrir et de fonctionner. Aujourd’hui, toutes les populations des villages vaquent librement à leurs occupations et pour preuve, plusieurs villages ont offerts des bœufs aux soldats en guise de reconnaissance à l’action des soldats dans la zone.

Selon les dires du chef d’Etat Major, il n’y a pas eu d’exécutions sommaires au cours de cette opération. Tous les tirs ciblaient des repères de terroristes vivant dans les différentes forêts classés. Il se peut qu’il ait eu des innocents pendant les bombardements, mais il a tenu à rassurer que même la formation initiale d’un soldat burkinabè prend toujours en compte les questions de droits humains. Et il ajoute que « Le plus grand regret dans cette opération fut le fait de se battre contre nos propres frères burkinabè qui aurait pu être des bras valides contribuant au développement de la patrie. Le bilan à ce jour fait état de plus d’une centaine d’arrestation et le CEMGA se dit confiant car de nos jours, la peur a changé de camp. les populations peuvent désormais vaquer à leurs occupations librement. Nous abordons ensemble la dernière phase de l’opération qui est la consolidation.

A en croire à ces dires, la fin de la crise sécuritaire dans cette zone du Burkina Faso n’est plus pour longtemps. Néanmoins, un appel est toujours demandé aux populations à plus de collaboration avec les FDS, pour des victoires et une stabilisation de la zone.

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