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Magistrats et Citoyens : Le grand rapprochement de Fada

Le mardi 5 mai 2026 à Fada N’Gourma, l’heure est à la réconciliation. Entre les murs imposants de la Cour d’appel, le Procureur Général Barnabé Compaoré a dévoilé un projet ambitieux : les « Journées Portes Ouvertes de la Justice ». Du 7 au 9 mai 2026, l’institution judiciaire ne se contentera plus de juger ; elle veut se faire comprendre.

Dans une région où les défis sécuritaires et humanitaires redéfinissent chaque jour le quotidien, la justice burkinabè fait face à un défi de taille : l’accessibilité. Non pas seulement celle des routes ou des bâtiments, mais celle des esprits. trop souvent perçue comme lointaine, complexe, voire intimidante, la Justice tente ici un pari audacieux : celui de la proximité réelle.

Le constat du Procureur Général est sans appel : la méconnaissance engendre la méfiance. Pour Barnabé Compaoré, la justice de demain doit être « simple, fluide et intelligible ». Ce n’est plus au citoyen de décrypter les arcanes du droit, c’est au magistrat de se rendre accessible.

« La justice ne doit pas seulement être proche géographiquement, elle doit être connue, comprise et appropriée », a-t-il affirmé avec conviction.

Cette vision s’inscrit dans la nouvelle politique pénale 2024-2027, visant à briser les barrières psychologiques qui séparent encore le justiciable de son juge.

Au-delà de la symbolique, cette initiative porte un enjeu de survie nationale. Dans le ressort de la Cour d’appel (Goulmou, Sirba, Tapoa et Nakanbé), la justice est le ciment de la cohésion sociale.

En période de crise, l’État de droit ne peut vaciller. La collaboration étroite avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) est ici mise en lumière : une alliance nécessaire pour sécuriser les procédures, protéger les libertés et assurer que chaque décision de justice soit un pas de plus vers la paix durable.

Pour séduire et instruire, la Cour d’appel de Fada N’Gourma casse les codes. Le programme des 7, 8 et 9 mai s’annonce comme un véritable festival de la citoyenneté :

  • L’expertise au service de tous : Des panels sur le fonctionnement des tribunaux et des consultations juridiques gratuites pour offrir des réponses concrètes aux préoccupations des habitants.
  • La Justice en mouvement : Un cross populaire, des matchs de Maracana et des concours de pétanque pour montrer que derrière la fonction, il y a des hommes et des femmes au service de la communauté.
  • Un carrefour de vie : Une rue marchande et des stands d’exposition pour transformer l’enceinte judiciaire en un lieu d’échange convivial.

En mobilisant les tribunaux de grande instance de Fada, Diapaga, Bogandé, Koupéla et Tenkodogo, c’est tout l’appareil judiciaire de l’Est qui s’ouvre au regard du public. Magistrats, greffiers et interprètes seront en première ligne pour répondre, expliquer et rassurer.

L’appel final du Procureur Général Barnabé Compaoré sonne comme un cri de ralliement : la justice est un service public. Elle n’est pas une puissance étrangère, elle est le patrimoine de chaque Burkinabè.

Le rendez-vous est pris : dès le 7 mai, la Justice à Fada n’aura plus de secrets, seulement des solutions.

AMIRATOU ILBOUDO

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