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Goulmou, Sirba, Tapoa : quand l’école célèbre ses meilleurs élèves et ses enseignants

Le 29 septembre 2026, la Journée de l’excellence scolaire a réuni à Fada N’Gourma lauréats, enseignants et autorités. Soixante-dix distinctions ont été remises. Parmi les primés, l’école Bapougouli B a présenté 133 candidats au certificat d’études primaires (CEP), et les 133 ont été admis. Un résultat obtenu dans une région où l’école avance sous contrainte sécuritaire.

Une école, 133 candidats, 133 admis

Dans la salle polyvalente de Fada N’Gourma, Ouali Bouanina-Rose, enseignante à l’école Bapougouli B, repart avec une moto, un ordinateur et une attestation. « Cela me va droit au cœur », confie la lauréate.

Elle commence par remercier Dieu, puis son directeur et ses collègues. Elle refuse de s’attribuer seule le mérite. À Bapougouli B, explique-t-elle, aucune classe n’appartient à un seul enseignant : chacun met la main à la pâte, et la réussite est celle de tous.

Son explication tient en une idée : le résultat se prépare des années à l’avance. « Le 100 %, ça n’a pas commencé en cette année 2026, ça a commencé dès la base », affirme-t-elle. Selon elle, tout se joue dès le CP1 et le CP2. Une fois cette base solide, « le reste vient ».

Elle souligne aussi le lien avec les élèves. « Dès qu’ils sont venus, tu cultives la confiance avec eux et le reste ça marche. » Sa conclusion est sans détour : « c’est le travail seulement qui paye ».

Un taux en hausse, malgré le contexte

Pour le directeur régional, Monsieur Yacouba Thiombiano, ces résultats ont une valeur particulière. Il décrit un système éducatif qui évolue dans une zone à fort défi sécuritaire, où des hommes et des femmes se battent chaque jour pour que l’éducation reste présente dans toutes les localités.

Dans ce contexte, dit-il, rien ne prédisposait à de tels résultats. Il se déclare « plus que satisfait », d’autant que le taux de 2026 est supérieur à celui de l’an passé. Le chiffre exact n’a pas été communiqué.

Le responsable a surtout lancé un défi : maintenir ce taux à la session 2027, voire le dépasser. « Notre vœu, c’est de maintenir le flambeau », a-t-il déclaré. Il a aussi expliqué le thème de l’édition, « Résilience et engagements patriotiques de l’enseignement : pilier du relèvement pour une éducation de qualité et de transformation sociale ». Le choix de ce thème vise à saluer l’engagement des enseignants dans les différentes zones de l’ex-région de l’Est.

Il a remercié les parrains, un pour chacune des trois régions issues de l’ex-région de l’Est, ainsi que les donateurs. Sans eux, a-t-il reconnu, la cérémonie n’aurait pas eu lieu.

Le ministre salue élèves, parents et forces de sécurité

Le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Monsieur Adjima THIOMBIANO, présent à la cérémonie, a rappelé que cette journée vise à célébrer le mérite et le travail bien fait. Il a félicité les élèves distingués dans les régions du Goulmou, de la Sirba et du Tapoa pour l’année scolaire 2025-2026.

À leur intention, il a déclaré que leurs bonnes notes et leur réussite ne sont pas le fruit du hasard. Elles viennent de leurs nuits de veille, de leur écoute en classe et de leur courage face aux difficultés. Il a ensuite salué les enseignants et les encadreurs, souvent à l’œuvre dans des conditions difficiles, ainsi que les parents, dont il a rappelé les sacrifices.

Son message s’est aussi adressé aux élèves qui n’ont pas atteint le podium. Il les a invités à persévérer et à redoubler d’efforts pour viser les prix l’an prochain.

Le ministre a enfin remercié les forces de défense et de sécurité et les Volontaires pour la défense de la patrie. Selon lui, elles ont assuré la sécurité dans les trois régions durant toute l’année scolaire. Il a insisté sur la sécurisation des examens de fin d’année, qui ont pu se tenir à la date prévue et dans de bonnes conditions.

Encourager ceux qui forment

La lauréate a reconnu que le métier n’est pas facile. Elle a demandé à la hiérarchie d’encourager toujours les enseignants. « Dès qu’on est encouragé, on sent qu’eux aussi, ils font quelque chose pour nous », dit-elle. Cet encouragement, ajoute-t-elle, donne l’envie de reprendre le travail pour faire mieux encore.

Van Marcel OUOBA, Gulmu Info

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