Fada N’Gourma : deux nouveaux centres de santé inaugurés, un souffle d’espoir pour les populations de l’Est
La capitale de la région de l’Est a célébré ce week-end l’ouverture officielle de deux infrastructures sanitaires d’importance : un Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) construit grâce aux fonds propres de la commune, et le centre médical du secteur 3, érigé à hauteur de 117 millions de francs CFA. Dans un contexte national marqué par une crise sécuritaire persistante et une pression croissante sur les structures hospitalières, ces réalisations sont perçues comme un acte fort d’engagement envers les populations.
Un geste fort de la mairie de Fada N’Gourma
Le ministre en charge de la Santé, Dr Lucien KARGOUGOU, présent à la cérémonie a salué « un acte historique, fruit d’un leadership visionnaire et d’une volonté ferme de rapprocher les soins des citoyens ». Pour lui, cette infrastructure symbolise la détermination des autorités locales à améliorer les conditions de vie, malgré les défis sécuritaires, logistiques et budgétaires.
Il a félicité la délégation spéciale de Fada N’Gourma pour son « engagement constant en faveur du bien-être des administrés » et rappelé que la santé reste un droit fondamental. Devant une foule mobilisée, il a encouragé les populations à « fréquenter le centre, se faire consulter à temps, faire vacciner les enfants et surtout préserver ce patrimoine commun ».
Le centre médical du secteur 3 : une réponse à une forte demande communautaire
Le président de la délégation spéciale, Jérome IDANI, a, de son côté, souligné que cette infrastructure était très attendue par les habitants du secteur 3 et des villages environnants. Les crises sécuritaires successives ont entraîné des déplacements massifs de populations, augmentant la pression sur les services de santé. Les conséquences sont connues : saturation du CHUR, insuffisance d’infrastructures et perturbation de l’approvisionnement en médicaments.
« Ce joyau vient répondre à un besoin pressant d’accès aux soins », a-t-il déclaré, rappelant le rôle important joué par l’ancien Directeur Général de la Santé, qui avait porté la première requête pour la création de ce centre. L’édifice renforcera la prise en charge des patients, réduira les distances parcourues pour les soins et améliorera la réactivité lors d’urgences médicales.
Un appel à la responsabilité collective
Les autorités ont insisté sur la nécessaire implication de tous : communautés, leaders, agents de santé et autorités administratives.
Aux soignants, le représentant du ministre a rappelé « la responsabilité morale et professionnelle » qui leur incombe : offrir un accueil chaleureux, un service diligent, et une prise en charge respectueuse.
Aux populations, il a lancé un message direct : « Ce centre est le vôtre. Protégez-le, valorisez-le, utilisez-le. Il doit devenir un lieu d’espoir, de guérison et de vie. »
Un symbole pour l’avenir de la région de l’Est
Dans un Burkina Faso confronté à des défis multiformes, l’inauguration de ces deux centres médicaux apparaît comme un signe de résilience collective et d’espoir renouvelé. Elle illustre aussi la volonté des communes de jouer pleinement leur rôle dans la décentralisation et d’assurer à chaque citoyen un accès équitable à des services sociaux de base.
« Vive Fada N’Gourma, vive la région de l’Est, vive le Burkina Faso », a conclu le ministre, sous les applaudissements nourris du public.
Issa THIOMBIANO, Gulmu Info
