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Fada N’Gourma : la Police dresse le bilan de l’opération « Bouclier tête » et annonce la poursuite de la répression

Ce 5 octobre 2026 La Direction régionale de la Police nationale du Goulmou a fait, ce lundi 5 octobre, le point sur l’opération « Bouclier tête », lancée pour renforcer le respect du port obligatoire du casque par les usagers de la route. Face aux médias, le directeur régional de la Police nationale du Goulmou (DRPN-GLM), le commissaire Bonaventure Dembélé, a présenté les premiers résultats de cette campagne de contrôle, qui marque le passage à une phase davantage répressive.

Lancée sur instruction de la Direction générale de la Police nationale, l’opération « Bouclier tête » s’inscrit dans une dynamique nationale de prévention et de répression des infractions au Code de la route. Elle vise particulièrement les conducteurs et passagers des engins à deux et trois roues, particulièrement exposés aux conséquences des accidents de la circulation.

Plus de 1 500 personnes interpellées

Dans les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, l’opération a notamment été menée à Bogandé, Diapaga et Fada N’Gourma. Dans la capitale régionale, la Police nationale a conduit les contrôles conjointement avec la Police municipale et la Gendarmerie nationale.

Selon le bilan présenté par le directeur régional, 1 522 personnes ont été interpellées au cours de l’opération. Les forces de sécurité ont également saisi 541 engins à deux roues et 22 engins à trois roues.

Sur le volet financier, 1 386 000 francs CFA ont déjà été encaissés au titre des amendes forfaitaires. Ce montant concerne 462 engins à deux et trois roues.

Pour les responsables de la Police, ces chiffres illustrent l’ampleur des manquements constatés sur le terrain et justifient la poursuite des actions de sensibilisation et de contrôle.

« Le casque ne doit pas être perçu comme une simple exigence réglementaire »

Au-delà des sanctions, la Police nationale entend maintenir un discours de prévention. Dans sa déclaration, le DRPN-GLM rappelle que le casque constitue avant tout un équipement de protection indispensable.

« Le casque ne doit donc pas être perçu comme une simple exigence réglementaire ou comme une contrainte imposée par les Forces de Sécurité intérieure », souligne la déclaration lue lors du point de presse. Il constitue, selon la Police, un moyen essentiel pour réduire la gravité des blessures en cas d’accident.

L’objectif affiché est donc de faire évoluer les comportements, au-delà de la seule crainte des sanctions. Pour les forces de sécurité, le port du casque doit progressivement devenir un réflexe de protection individuelle et collective.

La phase répressive désormais assumée

Après une première période consacrée à la sensibilisation, l’opération entre désormais dans une phase répressive. La Police nationale entend ainsi marquer « d’une pierre blanche » l’entrée en vigueur des sanctions contre le non-respect de l’obligation du port du casque.

Le directeur régional invite les usagers à respecter scrupuleusement les prescriptions du Code de la route, notamment celles relatives au port du casque, à la vitesse et, plus largement, à l’ensemble des règles destinées à garantir la sécurité de tous.

« Ensemble, faisons du port du casque non pas seulement une obligation réglementaire, mais un réflexe de sécurité et un engagement en faveur de la création et préservation de la vie », insiste la déclaration.

Un appel aux parents et aux acteurs de la société

La Police nationale ne limite pas son appel aux seuls conducteurs. Elle interpelle également les parents, responsables de familles, transporteurs, responsables d’établissements scolaires et l’ensemble des acteurs de la société.

L’enjeu est notamment d’amener les différentes composantes de la communauté à contribuer à l’amélioration de la sécurité routière. La sensibilisation des jeunes, le respect des règles de circulation et l’adoption de comportements responsables figurent parmi les priorités affichées.

Pour la Direction régionale de la Police nationale du Goulmou, la sécurité routière ne peut reposer uniquement sur les forces de défense et de sécurité. Elle nécessite l’implication des usagers eux-mêmes.

Prévention et responsabilité collective

À travers « Bouclier tête », les autorités policières veulent ainsi combiner sensibilisation, contrôle et répression pour réduire les comportements à risque sur les axes routiers du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa.

Pour le commissaire Bonaventure Dembélé, la finalité reste avant tout la même : préserver des vies humaines. L’opération devrait donc se poursuivre, avec l’espoir que les contrôles et les sanctions contribuent progressivement à installer le port du casque comme une habitude durable chez les usagers des engins à deux et trois roues.

 

Issa THIOMBIZNO, Gulmu Info

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